Lorsque Mamie a fait une congestion cérébrale, (aujourd'hui ils appellent ça un AVC) tu parle!! c'est quand même un truc qui pete quelque part!!Donc quand Mamie a fait son "AVC"! j'ai tout pris en main, je lui ai trouvé une assistance médicale, une assistante de vie, un super toubib, de bons labos, une infirmière dévouée, bref Zoé m'a beaucoup aidée sur ce coup là! et puis lentement son état de santé s'est dégradé. Aujourd'hui, on l'emmène aux toilettes, on l'accompagne pour le moindre déplacement entre le fauteuil, la cuisine, la chambre, la salle de bains, la terrasse dès qu'il fait beau, Je m'organise dès que je sors pour qu'elle ne reste pas seule. Alors inutile de dire, qu'un amour, un homme, un mec, avec une voix grave, qui te dis en te regardant dans les yeux :"T'es plus seule, ma poule, t'as une famille, des amis, t'es en sécurité près de moi!!". J'ai plongé, à deux bras! sans réfléchir, tant pis. Il envoyait des textos le matin :"bonjour ma puce, comment as-tu dormi ? je pense à toi", ou alors "tu me manques vivement cet après-midi".Là, il me fait l'amour, puis il me lave, il m'essuie, en prenant bien soin d'insister sur les zones érogènes. Il me renvoie encore et encore à un plaisir dont j'ignorait tout. Il me domine totalement, il le sait, il aime ça!Cependant je suis bien dans sa dépendance, j'ignore totalement ce qu'est une autorité masculine, depuis l'age de 11 ans je vis seule avec ma mère (enfin après le décès de mes grands parents)et subitement cet homme prends dans ma vie une dimension dont je ne peux plus me passer.Sauf qu'un jour, je le vois vers 19heures, il m'annonce "tu restes pas ici, j'ai l'habitude d'être seul le soir", je suis partie sans faire de bruit. J'espère que ma pauvre histoire va pouvoir aider une femme qui va se retrouver dans ma "presque" situation. Elle n'est pas finie, tu vas voir tu ne vas pas en revenir !!!!
premier jour
Par Dominik le mercredi, mai 21 2008, 19:47
Il m'accueille sur son bateau. Je n'en reviens pas! il vit, ici, seul après un divorce à 60 ans, dans le port de plaisance, il y est seul, les autres plaisanciers n'étant là qu'aux vacances ou parfois aux week-end; Il me regarde en souriant, ou plutôt il m'observe. J'ai l'impression, subitement, d'être l'un de mes copains Goélands, que l'on aurait mis dans une toute petite cage. Mais c'est trop tard!!Je n'ai pas le temps de me dire"tu vas te faire piéger", c'est déjà fait. C'est trop tard, je ne pense plus, je le regarde, je suis hypnotisée!! Il m'offre un café, puis il me fait l'amour. Il faut dire que je ne sais plus ce que c'est que de faire l'amour. Voilà déjà 5 ans que je suis divorcée, mes enfants ont occupés tout mon temps. Il me regarde en souriant, "et bien ma petite fille, tu t'y prends encore très bien"!.Il vient de me briser une côte, et de m'en féler une autre. Mais je suis raide dingue de ce type. Il me permet de fumer une cigarette sur le pont, il a remit ses lunettes, elles foncent avec l'intensité de la lumière, il est superbe. Ca y est, je suis amoureuse, comme je ne l'ai jamais été.!!Je vais voir mon médecin et je lui raconte une histoire-bateau, lorsqu'il m'annonce que j'ai une côte de brisée et une autre de felée. J'ai mal, mais c'était à prévoir. La banquette du voilier est plus étroite que ma chaise de cuisine,(enfin presque, j'ai une petite tendance à exagérer), je lui explique, il éclate de rire;"On se mettre sur la couchette avant, elle est plus large", "et j'irai doucement". Je souffre le martyr, pendant les plages horaires où je ne le voit pas, je porte un corset.Ca me soulage vraiment. Mais j'ai si peur de le perdre que je fais "comme si", lorsque je vais au bateau. Son voilier fait 10 ou 12 mètre de long, et c'est un enfin construit pour faire le tour du monde. Il en parle, de ce tour du monde, moi je suis terrorrisée à l'idée de ne plus le voir.
Juste après
Par Dominik le mercredi, mai 21 2008, 15:30
Je crois qu'il faut que je parle un peu de cet homme là, sans cela mon présent reste obscur. Nous nous sommes rencontrés lors de l'enterrement de la maman d'un jeune homme. Je ne connaissais pas cette femme, par contre son fils était l'ami de Zoé. J'ai accompagnée Zoé en voiture jusqu'à l'église, le jeune homme était réconforté de la voir arriver, moi comme d'habitude,.. les églises! j'aime Dieu pas ses églises, j'aime Marie pas ses statues, bref, me voilà toute seule au beau milieu de 300 personnes, Zoé avait rejoint son ami. Et tout ces gens qui s'entassent, qui murmurent, qui chuchotent pour ne pas déranger la défunte, (qui s'en tamponne complètement, qui a du chagrin de voir son mari et ses enfants effondrés, mais qui se contrefout des 300 pélerins qui sont là,)pour couronner le tout voilà le curé qui s'amène, et moi le coeur qui bat à 100 à l'heure, "il va tout de même pas fermer la porte de l'égise avec ses 300 paroissiens dedans, et la chaleur qu'il fait dehors!!". Subitement, je sens une présence à mes cotés. C'est un homme, il me regarde et subitement je n'ai plus peur, ma claustrophobie s'évanouit, pas moi. Je le reconnait vaguement, Zoé est partie en mer plusieures fois avec lui, il habite seul sur son bateau, il accepte gentiment d'emmener les jeunes du village jusqu'aux iles toutes proches, il a le sourire rare, mais une présence rassurante, ce type c'est un mélange d'Aznavour et de Richard Boringher, en un peu plus grand. Grace à lui je survit à la cérémonie religieuse, et nous nous retrouvons dehors, avec les 280 autres péquins."Vous suivez le cortège jusqu'au caveau"? lui ai-je demandé d'une voix mal assurée. Il a répondu "oui,, on peut y aller ensemble" Quelques semaines plus tard nous avions échangé nos numéros de téléphone, il m'obsédait, j'aurai inventé n'importe quoi pour entendre sa voix. Une voix grave, un peu brisée, mais si chaude!!Il m'a appelé, nous nous vouvoyions encore, et puis soudain il a dit :"Bon, que veux-tu exactement ?" moi, j'ai senti mon coeur chavirer, je me suis entendu répondre "Une histoire avec toi." Il a dit "d'accord, viens".
Une période d'échec est un moment rêvé pour semer les graines de l'avenir
Par Dominik le mercredi, mai 21 2008, 11:28
Léon va mourrir.. C'est à partir de ce jour tout gris que j'ai commencé à me réveiller. Je le veille pendant des jours, interminables, dans ma vie c'était la "Strada", nous nous efforcions de dédramatiser sa maladie pour préserver Mamie, je venais d'apprendre que ma maison allait être vendue et malgré l'amour que me porte ma fille, je commençais à me demander si les vieilles légendes de magie noire ne traineraient pas leur suair dans mon jardin en friche. J'avais bien tenté de boucher les trous, mon amie Nath. m'avait vendue sa petite voiture, en me proposant toutefois de lui payer en plusieures fois, mon fils ainé s'était porté acquéreur de ma maison, afin que Mamie et moi puissions garder un toît au dessus de notre tête jusqu'à la fin de nos jours, ma petite Zoé avait laché son appartement pour revenir vivre près de nous, et cependant je sentais confusément comme la présence sous mes pieds d'une bonne douzaine de savons de Marseille. J'hésitais entre éclater de rire un bonne fois, quitte à me retrouver recouverte d'une camisole de force dans une chambre capitonnée, et plier mes canes à pêche pour courrir me terrer chez Christian. Bref, j'étais très indécise...J'avais bien tenté de chercher un réconfort auprès de Gérard, mais alors là...je m'étais heurtée à tant de bêtise, de mutisme, d'indifférence, que cela m'avait renvoyé en pleine tête ce que je croyais encore être de bons souvenirs.